Le lac Tanganyika est de nouveau endeuillé. Le bateau MJP, qui assurait la liaison entre le port tanzanien de Kigoma et la ville congolaise de Kalemie, a chaviré dans la nuit de mercredi à jeudi au large de Kabimba, près du village de Mapera. Le bilan provisoire fait état d'au moins 41 morts et de 49 rescapés, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d'éventuels survivants.

Un réveil brutal en pleine nuit L'embarcation transportait près d'une centaine de passagers ainsi que du fret lorsque le drame s'est produit. Selon le témoignage d'une rescapée recueilli par Radio Okapi, les voyageurs ont été réveillés vers une heure du matin après avoir senti le bateau pencher d'un côté un basculement fatal qui n'a laissé que peu de temps pour réagir.

(Beninwebtv) Un bilan encore incertain Les chiffres communiqués par les autorités ont évolué au fil des heures, signe de la confusion qui entoure souvent ce type de catastrophe. Un premier bilan du gouvernement provincial du Tanganyika faisait état de 41 disparus et 43 rescapés sur 84 passagers enregistrés.

Ce comptage a ensuite été révisé par le ministre provincial des Transports, Norris Mulongoyi, qui a annoncé à l'agence Associated Press 41 morts confirmés et 49 survivants — soit 90 personnes recensées, un écart qui souligne l'absence, à ce stade, d'une liste définitive et fiable des passagers embarqués. La surcharge, hypothèse privilégiée Si la cause exacte du naufrage n'est pas encore officiellement établie, les premières informations recueillies auprès de sources locales pointent vers la surcharge de l'embarcation comme facteur déterminant.

Un scénario malheureusement récurrent sur cet axe lacustre. Un deuxième drame en un mois Ce naufrage n'est pas un cas isolé. Il s'agit du second navire congolais perdu en moins d'un mois sur la liaison Kigoma-Kalemie : le 28 août dernier, le MV Pacifique avait pris feu et explosé dans le port de Kigoma, faisant six morts et un disparu parmi l'équipage. Un problème structurel Au-delà du bilan humain, ce drame relance les inquiétudes sur la sécurité du transport lacustre en RDC.

Les voies navigables restent, pour des millions de Congolais, une infrastructure vitale dans des régions où les routes font souvent défaut—mais aussi un espace où la surcharge des embarcations et le manque criant d'équipements de sécurité continuent de coûter des vies.

Les autorités locales et les compagnies de transport lacustre sont désormais attendues sur des mesures concrètes pour éviter que de tels drames ne se répètent. Elite-News.net suit l'évolution de la situation et mettra à jour cet article à mesure que de nouvelles informations seront confirmées.

Par Onesime Kalanga à Kalemie