Un accident aérien survenu à Kenge a coûté la vie à treize personnes, parmi lesquelles deux hauts magistrats militaires et plusieurs sous-officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), selon un ordre de mission consulté par notre rédaction.
Une délégation de haut rang décimée
La délégation, qui se rendait à Kenge dans le cadre d'une mission officielle, était placée sous la conduite du lieutenant-général Mutombo Katalay Tiende Joseph, Premier président de la Haute Cour militaire. Figurait également parmi les membres de la mission le lieutenant-général Likulia Bakumi Lucien René. La disparition simultanée de ces deux officiers généraux prive l'institution judiciaire militaire congolaise de deux de ses figures les plus expérimentées.
Le bilan humain
D'après la liste établie à partir de l'ordre de mission, treize personnes ont perdu la vie dans ce drame :
Lieutenant-général Mutombo Katalay Tiende Joseph
Lieutenant-général Likulia Bakumi Lucien René
Major Luntala Kibanzidi Albert
Capitaine Mbuku Pasipamba
Premier sergent-major Losuka Isopomo Jean-Pierre
Premier sergent-major Ngiengu Muzamba Guelord
Premier sergent-major Tezangi Nzeka
Premier sergent-major Wembelo Osomba
Premier sergent-major Pululu Matumona
Sergent-major Mata Ndopetelo
Premier sergent Mambanzila Nzuamo
Premier sergent Mbumba Mikobi Jérôme
Nzuzi Kiawete Goliath, personnel civil
Eboma Tukuzu Sandrick, personnel civil
Une institution judiciaire militaire endeuillée
La perte de son Premier président et d'un autre lieutenant-général en une seule tragédie place la Haute Cour militaire dans une situation inédite. Les circonstances exactes de l'accident- cause, type d'appareil, conditions météorologiques n'ont pas encore été précisées par les autorités compétentes. Aucune réaction officielle du ministère de la Défense ni de l'état-major des FARDC n'a pour l'instant été rendue publique.
Notre rédaction suit l'évolution de ce dossier et reviendra avec des précisions dès que des informations supplémentaires seront confirmées par les autorités.
Par Astrid Panzu à Kenge
