Plusieurs milliers de militants et sympathisants de l’UDPS/Tshisekedi et de ses formations alliées ont pris part, ce mardi, à une marche organisée dans la capitale congolaise en soutien aux institutions de la République, au dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi et au processus référendaire. La manifestation, autorisée par l’hôtel de ville de Kinshasa, intervient une semaine après celle de la Coalition Article 64 (C64), opposée au projet de changement de la Constitution.

Le rassemblement a débuté à la 11ᵉ rue, dans la commune de Limete, avant que le cortège ne s’engage sur l’itinéraire convenu avec les autorités provinciales. Il devait passer notamment par Cohydro, Sendwe et Kasa-Vubu, avant de s’achever au terrain annexe du Stade des Martyrs. Un important dispositif de sécurité avait été déployé pour encadrer la manifestation et préserver l’ordre public.

À travers cette mobilisation, l’UDPS et ses alliés entendaient afficher leur soutien aux orientations défendues par le pouvoir, notamment autour du dialogue national et de la loi référendaire. Dans son appel à la mobilisation, la direction du parti présidentiel avait invité ses structures présentes dans les 145 territoires, ainsi que les formations alliées, des organisations de la société civile, des confessions religieuses et d’autres composantes de la société à participer à la journée.

Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a participé à la mobilisation à Kinshasa. Devant les militants, il a appelé le chef de l’État à tenir compte, selon lui, de la volonté exprimée par les participants en faveur d’une évolution de la Constitution. « Le moment est venu de changer cette Constitution », a-t-il notamment déclaré, alors que cette question reste au cœur d’un débat politique très disputé dans le pays.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes divergences politiques autour de l’avenir de l’ordre constitutionnel. Le 15 septembre, la C64 avait organisé une marche pour défendre la Constitution en vigueur et s’opposer au projet de changement constitutionnel. L’UDPS avait alors annoncé sa propre mobilisation pour faire entendre une position favorable au dialogue, au référendum et aux initiatives portées par les institutions.

Dans plusieurs autres villes du pays, des rassemblements liés à l’appel de l’UDPS ont également été signalés. Radio Okapi rapporte toutefois que certaines manifestations prévues notamment à Kisangani et Gemena ont été annulées. La journée du 22 septembre illustre ainsi la polarisation croissante du débat national autour du dialogue et du processus référendaire, avec des camps politiques qui cherchent chacun à démontrer leur capacité de mobilisation sur le terrain.

Par Astrid Panzu/ELITE-NEWS.NET