Une montée significative du prix du sac de maïs est observée ces derniers jours dans les différents marchés de la ville d'Inongo.

Cette denrée de première nécessité, base de l'alimentation des ménages, se négocie désormais à 204.000 Francs Congolais le sac, contre 136.000 Francs Congolais il y a quelques semaines, soit une hausse de près de 50%.

Cette flambée de prix perturbe la quiétude dans de nombreuses maisons de la ville d'Inongo. Pour plusieurs familles à faible revenu, le maïs, qui sert à préparer le fufu et la bouillie, devient de plus en plus difficile à acheter. Les ménagères se disent dépassées et craignent une aggravation de la situation si rien n'est fait.

Interrogés, les vendeurs attribuent cette hausse à la pénurie de cette denrée sur le marché local.

« Les produits de première nécessité sont toujours en mouvement. S'il y a abondance au marché, le prix diminue et s'il y a carence, le prix augmente, explique une vendeuse du marché central d'Inongo.»

Face à ce défi qui menace la sécurité alimentaire, la population et les acteurs locaux insistent sur la nécessité de consolider la politique agricole initiée par le gouvernement central et mise en œuvre avec l'appui des différents partenaires techniques et financiers.

Pour eux, la province du Maï-Ndombe qui dispose de vastes étendues de terres arables non exploitées, ne devrait pas dépendre de l'extérieur. Le développement d'une agriculture locale forte reste perçue comme la seule voie pour garantir l'autosuffisance alimentaire et prémunir définitivement la région contre les futures spéculations sur les prix.

Par Jean Beni Nseposwa et Felly MbembeInongo / Maï-Ndombe