Le Réseau des Journalistes Experts Miniers pour le Développement (RJEM-D), association professionnelle reconnue sous le numéro F.92/60.674, a réagi à la suite de la publication, le 27 juillet 2026, d’un rapport de l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) mettant en cause la société pétrolière Perenco.

Dans son rapport, Human Rights Watch relève plusieurs préoccupations liées aux opérations de Perenco dans le Kongo Central, estimant que certaines pratiques pourraient avoir des conséquences sur la santé des populations riveraines ainsi que sur les écosystèmes locaux.

Les griefs soulevés par l’organisation concernent notamment les pollutions atmosphériques et le torchage, les déversements d’hydrocarbures et la vétusté des infrastructures .

En réaction à ces accusations, la société Perenco a rejeté les allégations formulées à son encontre. L’entreprise affirme que ses activités « ne peuvent entraîner une pollution de l’air, du sol et de l’eau ou des problèmes de santé aigus et néfastes », tout en soutenant qu’elle opère dans le respect des normes en vigueur.

Face à cette divergence entre les accusations formulées par Human Rights Watch et la position défendue par Perenco, le RJEM-D prend acte de l’audit environnemental officiel initié par le gouvernement congolais en décembre 2024.

Cet audit, conduit sous l’égide du Ministère des Hydrocarbures, est actuellement dans sa phase finale. Ses conclusions sont attendues d’ici la fin du mois de septembre et devront être rendues publiques.

Dans l’attente des résultats officiels, le président national du RJEM-D, Pollinaire Kasonga Kabiena, a annoncé le déploiement prochain d’une mission d’enquête urgente sur le terrain à Muanda.

Cette mission aura pour objectifs de recueillir les témoignages des communautés riveraines, d’observer la situation réelle des sites concernés et d’échanger avec les différentes parties prenantes, notamment les autorités locales, les experts ainsi que les représentants de l’entreprise.

Le RJEM-D rappelle également que le développement économique ne saurait se faire au détriment de la santé publique et de la préservation des écosystèmes.

Jonathan Bukasa