La province du Kwilu franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion des plaques d’immatriculation des motos. Le ministre provincial des Finances, Blanchard Malutama, agissant au nom du gouverneur de province, Dr Philippe Akamituna Ndolo, actuellement en mission, a procédé au lancement officiel de la vente libre des plaques d’immatriculation des motos.

La cérémonie s’est tenue au siège de TSC-NPS SA, entreprise spécialisée dans les solutions technologiques appliquées à la sécurité routière. Le lancement a été marqué par une première opération concrète : deux motocyclistes ont acquis leurs plaques d’immatriculation sur place, donnant ainsi le coup d’envoi effectif de la vente libre dans la province.

Une réforme axée sur la traçabilité

Prenant la parole à cette occasion, Blanchard Malutama a salué les efforts du gouverneur Philippe Akamituna Ndolo dans la mise en œuvre des réformes provinciales, qu’il inscrit dans le cadre de la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le ministre a également reconnu l’implication de la Direction générale des recettes du Kwilu (DGREK) ainsi que des différents ministères provinciaux dans l’exécution des réformes engagées.

« Tous les secteurs, je dis bien tous les secteurs, au niveau de la province, sont en train de bouger grâce à l’impulsion imprimée ces derniers temps par Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province », a-t-il déclaré.»

Pour le ministre provincial des Finances, la mise en vente libre des plaques s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme de la gestion des recettes et du secteur des transports. Il a notamment évoqué le lancement récent de la vente des vignettes, ainsi que les initiatives visant à redynamiser le secteur des transports dans la province.

Au-delà de l’identification des motos, le nouveau dispositif doit surtout permettre de renforcer la traçabilité de la production et de la distribution des plaques, tout en améliorant le suivi des recettes générées par cette opération.

Fin du système d’intermédiation

Blanchard Malutama a expliqué que la collaboration antérieure entre la province et TSC-NPS SA passait par un opérateur intermédiaire. Une configuration qui, selon lui, ne permettait pas d’assurer un contrôle suffisamment efficace sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution des plaques, en passant par le suivi des recettes.

« Dès que je suis arrivé au poste que j’occupe aujourd’hui, je me suis dit : est-ce qu’il n’y a pas moyen de passer directement à l’entreprise concernée ? », a-t-il expliqué.»

Dans cette perspective, le ministre a indiqué avoir effectué une démarche à Kinshasa afin d’échanger directement avec les responsables de TSC-NPS SA et de convenir de nouvelles modalités de collaboration.

Le dispositif désormais retenu prévoit une implication directe des services provinciaux des Finances et de la DGREK dans le processus de traçabilité.

« Vous produisez, nous enregistrons et nous mettons ensemble les plaques en circulation, a expliqué Blanchard Malutama.»

Cette nouvelle organisation devrait permettre aux autorités provinciales de disposer d’un meilleur contrôle sur les plaques produites et mises en circulation, mais également sur les recettes correspondantes.

Les paiements bancaires privilégiés

Le ministre provincial des Finances a également insisté sur la nécessité pour TSC-NPS SA de respecter strictement les dispositions du protocole d’accord conclu avec la province, particulièrement celles relatives à la production, à la distribution et à la canalisation des recettes vers les comptes du Trésor.

Il a appelé les responsables de l’entreprise à faire preuve de rigueur afin d’éviter les pratiques qui, selon lui, avaient contribué par le passé à affaiblir la traçabilité des recettes.

« On ne voudrait plus revivre le passé qui consistait à ce que l’argent mobilisé soit perçu par des individus », a-t-il insisté.»

Dans le même esprit, Blanchard Malutama a précisé que si la remise physique des plaques peut se faire manuellement, les paiements devront désormais être effectués par voie bancaire. Une mesure présentée comme un mécanisme supplémentaire destiné à renforcer la transparence, limiter les manipulations et assurer une meilleure sécurisation des recettes publiques.

Avec ce lancement, les autorités provinciales entendent ainsi inscrire la gestion des plaques d’immatriculation des motos dans une logique de modernisation, de traçabilité et de sécurisation des recettes, tout en renforçant l’identification des engins circulant dans la province du Kwilu.

Par Déogratias Makwala Mulefu|Bandundu