Le chantier de la route Kananga–Kalamba Mbuji poursuit son évolution, avec une avancée qui se veut progressivement visible sur cet axe stratégique reliant le Kasaï-Central à la frontière avec l’Angola.
Sur le linéaire concerné, 50 kilomètres sont déjà revêtus, marquant une étape importante dans la modernisation de cette infrastructure routière. Cette portion constitue l’un des principaux acquis enregistrés dans le cadre des travaux engagés sur cet axe appelé à renforcer la mobilité des personnes et des marchandises.
Plus loin, les 180 kilomètres restants, de Mbula-Mbula jusqu’à la frontière angolaise, demeurent praticables en terre battue. Si cette situation permet actuellement d’assurer la circulation, elle souligne également l’ampleur des travaux qui restent à accomplir avant l’achèvement complet de la route.
Un axe à forte portée économique
La route Kananga–Kalamba Mbuji revêt une importance particulière pour le désenclavement du Kasaï-Central. Elle doit notamment faciliter les échanges commerciaux, réduire les difficultés liées au transport et améliorer la connexion entre les zones de production de l’arrière-pays et les principaux centres urbains.
Son prolongement jusqu’à la frontière avec l’Angola présente également un intérêt sous-régional, dans la mesure où l’axe peut contribuer à dynamiser les échanges transfrontaliers et à rapprocher les populations des deux pays.
Pour les usagers, chaque kilomètre revêtu représente ainsi une amélioration des conditions de déplacement, notamment en matière de sécurité, de confort et de temps de parcours.
Encore 180 kilomètres à moderniser
L’état actuel de la route montre toutefois que le processus de modernisation reste à poursuivre. Les 180 kilomètres encore en terre battue nécessitent des interventions supplémentaires afin de parvenir à une infrastructure entièrement aménagée et adaptée à une circulation régulière, y compris pendant les périodes de fortes pluies.
L’enjeu est donc désormais de maintenir la dynamique des travaux afin que les avancées enregistrées sur les premiers kilomètres puissent progressivement s’étendre jusqu’à la frontière angolaise.
Au-delà de l’infrastructure elle-même, l’achèvement de cet axe pourrait constituer un levier important pour le développement économique du Kasaï-Central, en facilitant la circulation des produits agricoles, des biens et des personnes.
Avec 50 kilomètres déjà revêtus et 180 kilomètres encore praticables en terre battue entre Mbula-Mbula et la frontière angolaise, la route Kananga–Kalamba Mbuji avance, mais demeure un chantier majeur dont l’achèvement est attendu pour renforcer durablement le désenclavement et les échanges dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Par Nestor ILO|Kananga
