Treize jeunes soupçonnés d'appartenir à des groupes de banditisme urbain, communément appelés « Kuluna », ont été présentés mercredi 5 août 2026 aux autorités provinciales du Kasaï, à Tshikapa. La Police nationale congolaise (PNC) les soupçonne d'être impliqués dans plusieurs actes d'insécurité enregistrés dans le chef-lieu de la province.

Selon les informations communiquées par la PNC, ces interpellations sont intervenues à la suite d'une opération de sécurité menée dans plusieurs quartiers de Tshikapa dans la nuit du 31 juillet au 1er août.

Le commandant urbain de la PNC/Kasaï, le commissaire Rigobert Mombiri Monga, affirme que les suspects seraient impliqués dans plusieurs faits criminels, notamment des vols, des extorsions, des agressions et des attaques contre des habitants.

« Nous présentons aux autorités compétentes les jeunes Kuluna qui sèment la terreur dans plusieurs avenues de la ville de Tshikapa. Ils extorquent, tuent, pillent et volent les biens des paisibles citoyens », a déclaré le responsable de la police urbaine.

Des groupes organisés en « bases »

D'après la PNC, les personnes interpellées opéreraient au sein de bandes organisées localement désignées sous le terme de « bases ». Ces groupes seraient implantés dans plusieurs secteurs de Tshikapa et sont soupçonnés d'être à l'origine d'actes portant atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens.

La police indique que l'opération ayant conduit à ces arrestations s'inscrit dans le cadre des efforts engagés pour endiguer le phénomène du banditisme urbain dans la ville.

Les forces de sécurité annoncent, par ailleurs, la poursuite de ces opérations dans les différents quartiers de Tshikapa afin d'identifier et d'interpeller d'autres personnes soupçonnées de participer à des activités criminelles.

La justice appelée à établir les responsabilités

Après leur présentation aux autorités provinciales, les treize suspects devraient être entendus par les services judiciaires compétents pour la poursuite de la procédure.

Il appartiendra ainsi à la justice d'examiner les éléments recueillis par les services de sécurité et de déterminer, individuellement, leur éventuelle responsabilité dans les faits qui leur sont reprochés.

À ce stade de la procédure, les personnes interpellées restent présumées innocentes tant que leur culpabilité n'a pas été établie par une décision judiciaire définitive.

Par Lydia Fwamba|Tshikapa