Une délégation de l’ONG Black Thari-Geofirst Development, membre d’un consortium partenaire du Programme d’investissement pour les forêts et savanes (PIFORES), séjourne depuis ce jeudi 09 juillet 2026, à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement provincial dans l’élaboration du Plan provincial d’aménagement du territoire (PPAT) et des Plans locaux d’aménagement du territoire (PLAT).
La mission a été reçue au gouvernorat de province par le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Kasaï, Djoley Bokele Djoy, à qui les membres de la délégation ont présenté les contours de ce processus de planification territoriale ainsi que les différentes étapes prévues pour sa mise en œuvre.
À l’issue de cette audience, Alphonse Wala, coordonnateur de l’ONG Geofirst, a indiqué que cette démarche vise à doter la province d’un outil stratégique capable d’orienter son développement de manière durable et équilibrée.
« Le Plan provincial d’aménagement du territoire ainsi que les Plans locaux d’aménagement du territoire constituent des instruments importants de planification qui permettront d’organiser l’utilisation des espaces et de définir les priorités de développement de la province », a-t-il expliqué.
Selon lui, Geofirst intervient en qualité d’accompagnateur technique, aux côtés du gouvernement provincial, qui reste le principal pilote du processus.
« Nous sommes des accompagnateurs de la province. Le processus sera conduit par le gouvernement provincial, tandis que notre consortium apportera son expertise technique tout au long de l’élaboration des différents plans », a précisé Alphonse Wala.
Des préalables institutionnels avant le démarrage des travaux
Le lancement officiel des activités est prévu ce vendredi sous l’autorité du gouverneur de province. Cette étape permettra de présenter les objectifs, les enjeux et les résultats attendus de ce vaste chantier de planification territoriale.
Avant le début effectif des travaux, plusieurs mécanismes institutionnels devront toutefois être mis en place. Il s’agit notamment l'appui à la mise en place d’un Conseil provincial d’aménagement du territoire, qui devra être institué par arrêté du gouverneur de province, ainsi que d’un Comité technique chargé d’accompagner l’élaboration du plan, conformément à un arrêté du ministre provincial ayant l’aménagement du territoire dans ses attributions.
Pour le coordonnateur de Geofist, ces structures permettront d’assurer une approche inclusive et coordonnée entre les autorités, les experts et les communautés locales.
Un processus participatif pour un développement harmonieux
Alphonse Wala a insisté sur l’importance de l’implication de toutes les composantes de la société dans ce processus, rappelant que l’aménagement du territoire constitue une responsabilité collective.
« Sans plan, on ne peut pas aspirer à un développement. Le plan d’aménagement du territoire permet aux différents acteurs de mettre ensemble les affectations des espaces afin de dégager les zones essentielles au développement de la province », a-t-il déclaré.
Il a invité les communautés locales, les autorités administratives, les acteurs économiques et les organisations de la société civile à participer activement aux différentes étapes de l’élaboration de ces documents stratégiques.
« Les plans provinciaux et locaux sont des plans participatifs. Chaque citoyen, chaque communauté et chaque institution a un rôle à jouer dans la construction d’un cadre de développement durable pour la province du Kasaï », a-t-il conclu.
À terme, l’élaboration du PPAT et des PLAT devrait permettre au Kasaï de disposer d’un cadre moderne de gestion de son espace, favorisant une meilleure organisation territoriale, la prévention des conflits liés à l’utilisation des terres et une planification plus efficace des investissements publics et privés.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
