L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté le projet de loi autorisant la ratification d'un accord de financement conclu entre le Gouvernement congolais et une banque arabe en vue de soutenir l'implantation d'indicateurs dédiés aux petites et moyennes entreprises (PME) dans le secteur agricole.
Cette approbation s'inscrit dans le cadre de l'examen de plusieurs accords de coopération et de financement destinés à renforcer les investissements dans des secteurs stratégiques, notamment l'agriculture, les infrastructures, l'énergie et la santé.
Le projet vise à favoriser l'émergence d'un écosystème entrepreneurial agricole à travers la création d'incubateurs modernes destinés à accompagner les jeunes entrepreneurs, les femmes et les porteurs de projets dans la transformation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles. Ces structures offriront un appui technique, des formations, un accompagnement à la gestion d'entreprise ainsi qu'un accès facilité aux financements et aux marchés.
Selon les informations présentées devant la représentation nationale, le financement consacré à ce projet s'élève à 16 millions de dollars américains. Il permettra la mise en place de huit incubateurs dans plusieurs provinces du pays afin de stimuler les chaînes de valeur agricoles et de renforcer la transformation locale des produits tels que le manioc, le maïs, le café ou encore le cacao.
En adoptant cet accord, les députés entendent soutenir les efforts du Gouvernement visant à moderniser le secteur agricole, créer des emplois durables et réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. Cette initiative s'inscrit également dans la stratégie nationale de diversification économique à travers la promotion de l'entrepreneuriat et des investissements productifs en milieu rural.
L'accord fait partie d'un ensemble de textes de financement approuvés par la Chambre basse, portant sur des projets structurants destinés à améliorer les infrastructures économiques et sociales du pays. Après cette étape parlementaire, les procédures de ratification devront être finalisées afin de permettre le démarrage effectif des projets financés.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant
