le tribunal de garnison militaire de Kikwit a rendu son verdict dans une audience foraine organisée à Kikoti, condamnant quatre prévenus à des peines allant de 5 à 20 ans de servitude pénale principale pour des faits qualifiés de terrorisme.

Le verdict est tombé ce jeudi 18 juin 2026 à Kikoti, dans la province du Kwilu. Le tribunal de garnison militaire de Kikwit a condamné quatre présumés auteurs d’actes de banditisme urbain, communément appelés « kuluna », à des peines lourdes pour terrorisme, à l’issue d’une audience foraine tenue dans ce village.

Poursuivis sur base des articles 157 et 158 du Code pénal militaire, les prévenus étaient accusés d’avoir participé à l’attaque du sous-commissariat de Kikoti avant de s’en prendre à la population civile. Selon les éléments retenus par la juridiction militaire, ces actes ont notamment été marqués par l’incendie de plusieurs habitations au cours de la semaine précédente.

Dans sa décision rendue publique lors de cette audience, le tribunal a reconnu les prévenus coupables des faits mis à leur charge et a prononcé des peines différenciées. Mawenena alias Miterand et Ngadima Trésor ont été condamnés chacun à 20 ans de servitude pénale principale. Masumbuku Degaul a écopé de 15 ans de prison, tandis que Jules Mabunda a été condamné à 5 ans de servitude pénale principale.

Le cas de Mputu Chadrack, présenté comme mineur, a été séparé de la procédure. Son dossier a été renvoyé devant le tribunal pour enfants, considéré comme sa juridiction naturelle.

« Il s’agit de Mawenena alias Miterand et Ngadima Trésor, condamnés chacun à 20 ans SPP. Masumbuku Degaul a écopé de 15 ans et Jules Mabunda de 5 ans. Mputu Chadrack, mineur, a vu son dossier renvoyé au tribunal pour enfants », a précisé le capitaine Rock Bujitu, magistrat militaire et juge président du tribunal.

D’après le magistrat militaire, les personnes poursuivies avaient été arrêtées par les éléments de la 11e région militaire avant d’être jugées au premier degré pour des infractions prévues et punies par le Code pénal militaire.

Au-delà de la décision judiciaire, le président du tribunal a lancé un appel à la population de Kikoti, particulièrement aux familles, afin qu’elles renforcent l’encadrement des jeunes pour lutter contre la progression du phénomène kuluna dans cette partie de la République démocratique du Congo.

Cette audience foraine s’inscrit dans la démarche des autorités militaires visant à rapprocher la justice des populations locales, tout en envoyant un signal de fermeté contre les actes de violence et de banditisme dans la province du Kwilu.

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