Les travaux de construction du pont sur la rivière Lotembo, dans la province du Sankuru, ont atteint un taux d’exécution estimé à 80 % à peine deux mois après leur lancement, selon des sources techniques impliquées dans le projet. La livraison de l’ouvrage est annoncée pour le 20 mai prochain, sous réserve du respect du calendrier initial.

Ce projet d’infrastructure, financé par le gouvernement central, vise à améliorer la circulation des personnes et des biens dans une zone régulièrement confrontée à des difficultés d’accès, notamment en saison des pluies. La rivière Lotembo constitue en effet un obstacle majeur à la mobilité entre plusieurs localités du territoire, impactant les activités économiques et sociales.

D’après les informations recueillies sur place, les travaux sont exécutés par la Caritas Tshumbe, à travers son bureau diocésain de développement, une structure souvent impliquée dans des projets communautaires à caractère socio-économique. Les équipes techniques affirment que les principales fondations de l’ouvrage sont achevées et que les travaux restants concernent essentiellement les finitions et les aménagements connexes.

Plusieurs acteurs locaux soulignent que ce chantier est le résultat de démarches de plaidoyer menées auprès des autorités nationales par des représentants de la circonscription, en vue d’obtenir un financement public pour cette infrastructure jugée prioritaire. Toutefois, aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée quant au coût global du projet ni aux modalités précises de passation du marché.

Sur le terrain, les attentes des populations restent élevées. Les habitants espèrent que la mise en service du pont facilitera l’accès aux marchés, aux structures sanitaires et aux établissements scolaires, tout en réduisant les risques liés à la traversée de la rivière, souvent effectuée de manière précaire.

En attendant la réception provisoire de l’ouvrage, prévue dans les prochaines semaines, certains observateurs appellent à un suivi rigoureux de la qualité des travaux ainsi qu’à la mise en place de mécanismes d’entretien durables afin de garantir la pérennité de l’infrastructure.

La concrétisation de ce projet pourrait ainsi constituer une avancée notable pour le désenclavement de cette partie du Sankuru, à condition que les engagements techniques et institutionnels soient pleinement respectés.

Par Evariste Bilolo|Sankuru