
L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Haut-Katanga, a dénoncé avec fermeté l’enlèvement de Stéphane Shisso, caméraman dont le média d’appartenance n’a pas été précisé. Dans un communiqué publié ce mardi 06 janvier, l’organisation professionnelle affirme que le journaliste serait détenu « clandestinement » par des éléments de la Garde républicaine.
Selon les informations recueillies par l’UNPC-Haut-Katanga, Stéphane Shisso aurait été interpellé puis retenu dans un premier temps au camp militaire de Kimbembe, avant d’être transféré à Kinshasa, dans des circonstances jugées obscures.
Face à cette situation, le Comité sectionnaire de l’UNPC-Katanga exprime sa vive inquiétude et alerte l’opinion nationale et internationale. « Cet enlèvement constitue une grave atteinte à la liberté de la presse garantie par la Constitution. Il s’agit également d’une violation flagrante des droits humains, dans la mesure où le caméraman est détenu sans que les motifs de son enlèvement ne soient clairement établis », peut-on lire dans le communiqué, signé par la deuxième vice-présidente nationale de l’UNPC, Mme Mujing Yav Muland Marianne.
L’organisation rappelle que l’exercice du journalisme est protégé par la loi et que nul professionnel des médias ne peut être privé de sa liberté en dehors des procédures légales. Pour l’UNPC-Katanga, cette situation constitue un précédent dangereux pour la liberté de la presse en République démocratique du Congo.
« Puisque la caméra n’est pas une arme, l’Union nationale de la presse du Congo, section Katanga, exige la libération immédiate et sans condition du caméraman Stéphane Shisso. Aucune infraction liée à l’exercice de son métier ne peut lui être reprochée », conclut le communiqué.
Onesime Ngolela/Lubumbashi