
Face à la flambée des prix du maïs observée sur les marchés du Kasaï Oriental en cette période de festivités, le Service national a pris des mesures urgentes pour soulager la population.
Une importante quantité de maïs, produite à Kanyama Kasese sous l’initiative du Général Kasongo Kabwik, a été mise à la disposition des ménages afin de stabiliser le marché et lutter contre la spéculation.
Alors que le prix d’une mesurette (meka) atteint 5 500 FC sur le marché local, le Service national vend un sac de 50 kg, contenant entre 17 et 18 mesurettes, au prix de 50 000 FC, exclusivement destiné à la consommation familiale.
Cependant, cette initiative sociale a été détournée par certains commerçants qui ont acheté ce maïs non pour un usage domestique, mais dans l’intention de le revendre à des prix exorbitants, allant jusqu’à 70 000 voire 80 000 FC le sac.
Alertées par les services de sécurité et les éléments du Service national, les autorités provinciales ont été informées de ce trafic. Saisi du dossier, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a effectué une descente surprise sur le marché.
Sur place, il a constaté la présence de grandes quantités de maïs de Kanyama Kasese stockées dans des dépôts privés, tandis que certains commerçants avaient déjà entamé la revente au prix de 5000fc a 5 500 FC la mesurette.
Face à cette situation, le gouverneur a immédiatement instruit les services de sécurité, en collaboration avec l’administrateur du marché, de procéder à la saisie de tous les sacs de maïs portant la mention « Service national ».
Il a fermement rappelé que « le maïs de Kanyama Kasese n’est pas destiné à la revente, mais à la consommation des ménages », tout en avertissant que toute personne surprise en train de revendre ce maïs à des fins commerciales s’exposera à des sanctions sévères.
Evariste Bilolo/Mbuji-mayi