
Le Royaume-Uni renforce son appui à la République démocratique du Congo dans la lutte contre les urgences sanitaires. Londres a annoncé, lundi 15 décembre à Kinshasa, une aide additionnelle de 5,5 millions de livres sterling (environ 5,9 millions de dollars américains) destinée à consolider la résilience du système de santé congolais, particulièrement dans les zones les plus exposées aux épidémies de mpox et de choléra.
Selon les informations rapportées par l’OMS dans son site d’information, ce financement, octroyé par le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), soutient le projet intitulé « Soutien à la réponse aux urgences sanitaires en RDC », mis en œuvre par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le projet, en effet, a été officiellement lancé par le Dr Roger Kamba, ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, marquant une nouvelle étape dans la coopération sanitaire entre la RDC, le Royaume-Uni et l’OMS.
L’enveloppe annoncée, apprend-on, vise à améliorer la préparation, la détection et la réponse aux urgences de santé publique, tout en assurant la continuité des services essentiels dans neuf provinces prioritaires : Équateur, Kinshasa, Kasaï, Maï-Ndombe, Nord-Kivu, Sankuru, Sud-Kivu, Tanganyika et Tshopo. Le projet bénéficiera directement à plus de 1,2 million de personnes et indirectement à près de 4,8 millions de Congolais, avec une mise en œuvre prévue jusqu’en mars 2026.
Dans la foulée du lancement, un lot symbolique de matériel informatique, composé notamment de 442 tablettes et d’ordinateurs, a été remis aux autorités sanitaires. Cet appui technologique vise à renforcer la surveillance épidémiologique, améliorer la qualité des données et faciliter une prise de décision rapide et fondée sur des informations en temps réel.
Pour le Dr Roger Kamba, cet investissement arrive à point nommé car, dit-il, « les épidémies récurrentes en RDC ont démontré que la préparation est tout aussi vitale que la riposte. Le projet lancé aujourd’hui apporte un appui essentiel aux populations les plus vulnérables, en garantissant la continuité des soins, le renforcement du système d’information sanitaire et l’engagement durable des communautés. »
De son côté, Riku Edward Elovainio, chef du bureau de l’OMS en RDC, a salué le soutien britannique, soulignant que ce financement permettra de renforcer les compétences du personnel de santé de première ligne, d’améliorer la prévention et le contrôle des infections, ainsi que de consolider les capacités nationales de préparation et de réponse à travers une approche de renforcement du système de santé.
L’aide britannique met également l’accent sur la détection précoce, l’amélioration des capacités de diagnostic en laboratoire, la coordination multisectorielle et l’implication active des communautés dans la prévention et la riposte face aux épidémies.
S’exprimant lors de la cérémonie, Mme Alyson King, ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, a rappelé le caractère durable du partenariat entre Londres et Kinshasa dans le secteur de la santé.
«Nous sommes fiers de renouveler notre engagement en faveur du bien-être du peuple congolais. Cette aide supplémentaire vise non seulement à sauver des vies aujourd’hui, mais aussi à accompagner la RDC dans le renforcement durable de son système de santé, afin qu’il puisse faire face plus efficacement aux urgences sanitaires futures », a-t-elle déclaré.
Glody Tusangane/Kinshasa