
Le conseil provincial de la Jeunesse du Kasaï-Central (CPJ-KAC)au Centre de la République démocratique du Congo, a marqué la journée internationale de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels faits aux enfants.
L'organisation réaffirme son rôle de sentinelle dans la protection des droits de l'enfant dans la province.
Le président a.i. du CPJ-KAC, Godefroid Kalala, a lancé un appel vibrant à toutes les forces vives de la province. Il a catégoriquement rejeté l'exploitation sexuelle des enfants, les qualifiant de « véritables bâtisseurs de la nation » et « l’espoir de [leurs] familles et l’avenir du pays ».
Cet engagement vise à mettre en lumière les dangers qui menacent la jeunesse, souvent victime de violences et d'abus. Le CPJ-KAC insiste sur la nécessité d'une réponse unifiée, allant au-delà des seules structures de protection traditionnelles.
« Faisons de la protection de l’enfant notre cheval de bataille », a conclu Godefroid Kalala, soulignant que cette lutte est la responsabilité de tous.
L'organisation provinciale de la jeunesse met en évidence la nature multidimensionnelle de la lutte contre les violences faites aux enfants.
Les Piliers de l'éducation et de l'encadrement, elles doivent être les premiers remparts contre les abus.
Les autorités : Pour l'application rigoureuse des lois et la poursuite des auteurs d'abus.
La société civile : Pour le soutien direct aux victimes et la mise en place de programmes de prévention.
L'objectif est clair : créer un environnement protecteur intégral où l'enfant peut grandir, s'éduquer (le président exhortant spécifiquement les jeunes à poursuivre leurs études) et s'épanouir en toute sécurité.
Le choix de cette date est hautement symbolique. Le 20 novembre ne marque pas seulement la journée mondiale de sensibilisation à l'exploitation des enfants, mais aussi l'anniversaire de l'adoption, en 1989, de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par les Nations unies.
En ratifiant la CDE, la République Démocratique du Congo s'est engagée, notamment à travers son article 34, à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation et de violence sexuelle, y compris la prostitution et la pornographie infantile. L'action du CPJ-KAC sert donc de rappel local à la mise en œuvre de ces engagements internationaux et nationaux (Loi de 2009 portant protection de l'enfant).
Joseph Mabanza/Kananga