
Sous l’égide des États-Unis, du Qatar, du Togo (médiateur de l’Union africaine) et de la Commission de l’Union africaine, la République Démocratique du Congo et le Rwanda ont franchi un nouveau pas vers la normalisation de leurs relationnel.
Les deux pays ont paraphé le Cadre d’intégration économique régionale (CIER) un document ambitieux qui jette les bases d’une coopération économique durable, à condition que la paix sur le terrain se consolide.
Un instrument économique au service de la paix
Le CIER n’est pas un simple accord commercial. Il définit les axes stratégiques d’un partenariat économique progressif, fondé sur la stabilité et la confiance mutuelle. Objectif : favoriser les échanges transfrontaliers, stimuler l’investissement privé, et encourager la création d’emplois dans les zones frontalières longtemps affectées par les conflits.
Pour les observateurs économiques, il s’agit d’une « diplomatie du développement », où la croissance devient un outil de prévention des crises.
« Le lien entre stabilité et prospérité n’a jamais été aussi évident », a résumé un diplomate présent aux discussions.
Des conditions claires avant la mise en œuvre
Le CIER n’est pas un simple accord commercial. Il définit les axes stratégiques d’un partenariat économique progressif, fondé sur la stabilité et la confiance mutuelle. Objectif : favoriser les échanges transfrontaliers, stimuler l’investissement privé, et encourager la création d’emplois dans les zones frontalières longtemps affectées par les conflits.
Pour les observateurs économiques, il s’agit d’une « diplomatie du développement », où la croissance devient un outil de prévention des crises.
Des conditions claires avant la mise en œuvre
La mise en œuvre du CIER reste toutefois conditionnée à l’application effective du Concept d’opérations (CONOPS) et de l’Ordre opérationnel (OPORD) définis dans l’Accord de paix de Washington signé en juin dernier.
Autrement dit : sans désarmement des groupes armés, ni retrait ordonné des forces, le CIER ne pourra produire ses effets économiques.
Le Comité conjoint de suivi, réuni à Washington, a d’ailleurs reconnu le retard pris dans la mise en œuvre du processus de paix, tout en saluant la volonté renouvelée des parties d’aller de l’avant.
L’État du Qatar, qui accueille parallèlement les négociations entre la RDC et le M23/AFC, a présenté les avancées obtenues à Doha, notamment sur les échanges de prisonniers et la mise en place du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, désormais opérationnel depuis le 5 novembre.